Vol. 4, No. 1, - Décembre 2018

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Chroniques

Le monde est à notre portée

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Auteur : Mathieu Goyette

Par Réseau ETS

Vous avez peut-être déjà vu l’affiche « Le monde ETS à notre portée » si vous êtes passé près de l’université. Avec du recul et quelques années d’expérience derrière la cravate, je pense que nous sommes privilégiés d’avoir étudié à l’École de technologie supérieure. Je pense que cette université a un avantage par rapport aux autres. Nous savons tous qu’elle est dynamique, et qu’elle a plein de potentiel mais notre force est selon moi sa jeunesse.


En effet, l’ETS a été fondé en 1974. Pour vous donner un comparatif la polytechnique de Montréal a été fondée en 1873. Ici je ne cherche pas à comparer les gradués de ces universités car chaque ingénieur sont pour moi des frères et des sœurs. Par contre je crois que le fonctionnement à l’intérieur d’une université qui a l’âge de la polytechnique est peut-être un peu plus rouillé que ce qui se fait à l’ETS. Je ne vise pas simplement la polytechnique ici mais toutes ces institutions qui ont un certain âge.


Nous savons tous que les organisations et les institutions vieillissent et parfois ils vieillissent mal.  C’est pour cela que l’ETS a dû user d’audace à sa fondation. Dans les premières années, les étudiants qui graduaient de l’école n’étaient pas ingénieur et aujourd’hui l’École de technologie supérieure est la deuxième université au Canada qui forme le plus d’ingénieurs. C’est quand même incroyable ce qui s’est fait en si peu de temps. Déjà je vois une énorme évolution de notre Alma mater depuis que j’ai gradué en 2004. Le nombre de clubs étudiants a grimpé en flèche et la communauté s’est élargie à un point tel qu’elle n’est plus la même école que lorsque je l’ai quitté. Imaginer justement dans 150 ans de quoi elle aura l’air. C’est pourquoi il faut travailler à ce qu’elle s’adapte le plus possible à la société qui l’entoure. C’est d’ailleurs le défi à relever que je souhaite pour toutes les universités du Québec.


La technologie fait de plus en plus partie du visage de notre société et lorsque j’étudiais à l’ETS, c’était la seule université qui obligeait ses étudiants à se procurer des outils de calcul scientifique pour leur permettre d’apprendre à travailler avec ceux-ci. Je me souviens à l’époque qu’on se moquait un peu de nous avec notre TI 92+, mais aujourd’hui je pense que ça m’a permis d’apprivoiser mieux la technologie et j’apprends à l’utilisé à bon escient.


Comme je vous disais, l’ETS est maintenant l’université qui forme 25% de tous les ingénieurs du Québec avec ses 25500 diplômés. C’est probablement les stages et sa relation avec l’industrie qui lui a permis de relever le défi. Je pense que les ingénieurs de l’ETS, du Québec et du Canada doivent devenir tous et toute des ambassadeurs de la technologie à travers le monde. Les défis de demain seront de plus en plus grand, l’exploration de l’espace, la protection de l’environnement, le transport, la technologie, la société sont des sujets qui touchent tout le monde mais qui passera certainement entre les mains d’ingénieurs alors nous devons être à la hauteur des attentes, être des modèles auprès de la population et la pression sera grande car nous pouvons relever ce défi.