Vol. 3, No. 1, - Décembre 2017

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Portraits

Portrait de Mary-Lou Levasseur

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UNE DIPLÔMÉE HEUREUSE, RECONNAISSANTE ET PHILANTHROPE

Par Fonds de développement de l’ETS - FDETS

Nous sommes un vendredi après-midi, la première vraie journée d’hiver dans la région de Montréal et j’ai convenu, pour les buts de cette entrevue, d’un rendez-vous téléphonique avec Mary Lou Bureau-Levasseur, diplômée en génie de la construction 2013 et ancienne membre des Piranhas golf.

« Bonjour Mary Lou, comment ça va ? Est-ce qu’il fait beau au Nunavut ? »

« Très bien merci., il fait -47°C en ce moment. »

À ces mots, je ravale ma salive ainsi que ce je m’apprêtais à dire, et je vais donc sagement taire notre petit -15°C de température ambiante à Montréal ce même jour. Un peu de perspective n’a jamais fait de tort après tout.

Mary Lou, à titre d’ingénieure résidente civile, travaille donc actuellement au Nunavut, au projet Meliadine de Mines Agnico Eagle Limitée. Il s’agit d’une nouvelle mine d’or dont on est à construire les infrastructures et l’usine. La ville la plus proche, Rankin Inlet, est à 30 kilomètres. Mary-Lou connaît bien la compagnie, elle y a déjà fait un stage en 2011. Côté mine, elle s’y connaît un peu aussi, elle a auparavant travaillé deux ans sur un projet similaire, mais cette fois dans des conditions climatiques un peu différentes puisque c’était au Surinam, en Amérique du Sud, pays qui bénéficie d’un climat équatorial. Tout au long de notre entretien, Mary Lou me dira combien elle adore ce qu’elle fait et pourtant…

De son propre aveu, rien ne la disposait à devenir ingénieure puisqu’en entrant au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue (Mary Lou est originaire de Rouyn-Noranda et de parents entrepreneurs), elle était bien décidée à faire une technique et intégrer rapidement le marché du travail. Cependant, après une pause d’un an pour un séjour d’immersion anglaise et de retour au cégep, elle décide de ne plus s’arrêter. Elle complète son DEC en Technologie de génie civil et s’inscrit à l’École de technologie supérieure. On parle souvent, dans les contes pour enfants, des bonnes fées marraines qui se penchent sur les berceaux pour insuffler au nouveau-né qui s’y trouve tout plein de qualités et de dons. Dans son cas, c’est un peu vrai parce qu’à la question : « Y-a-t-il des ingénieurs dans ta famille? », elle répond d’emblée : « Oui et plusieurs même, dont mon parrain qui a été quelque part un modèle. »

Vous voyez, c’est déjà une belle histoire.

Elle a adoré ses années d’études à l’ÉTS. D’abord en appartement dans le quartier Saint-Henri ensuite en résidence, de là lui vient la ferme conviction qu’il faut intégrer la communauté, s’y insérer. « Moi, je n’avais pas le choix, je ne retournais pas à Rouyn, le soir et c’est aussi cela qui était fantastique. »

Elle fait même plus, parce que déjà joueuse de golf, moyenne de son propre aveu, elle lit un jour l’annonce de Danny de Courval, gérant du Centre sportif de l’ÉTS, qui offre des cours de perfectionnement. Elle saisit la chance de profiter, à très bon prix, des leçons d’un Pro (Danny a longtemps été le Pro du Club de golf de Brossard). Devant son intérêt et son implication, Danny lui offre de joindre les rangs de l’équipe Piranhas golf. Et c’est parti pour trois ans de compétitions. « Les Piranhas, eux aussi sont tissés serrés. Chaque année il y a une réunion des anciens. Cela renforce le sentiment de communauté et d’appartenance ÉTS. »

Elle est heureuse d’avoir connu autant de belles expériences scolaires et sportives, toutes aussi enrichissantes les unes que les autres. Son choix de l’ÉTS c’est aussi en grande partie à cause des stages. Elle en avait connu de bons au cégep, mais de surcroît, les trois qu’elle réalisera durant ses études à l’ÉTS dans des milieux très différents, tous formateurs et intéressants, seront aussi pour elle un élément important de son accomplissement. « Les stages permettent d’aller au-delà de ta formation, tu vas plus loin, tu es mieux préparée. C’est la clef du succès de l’ÉTS. »

Lors de sa dernière année d’études, elle a aussi épaulé les laboratoires en mécanique des sols à la demande du professeur Yannic Ethier, aujourd’hui directeur du département en génie de la construction.

Passionnée par sa profession, Mary Lou Levasseur est une fervente défenseure de la singularité de l’ÉTS. Ravie de son appartenance aux Piranhas golf, elle est depuis quelques années devenue également philanthrope, donatrice lors de la Campagne annuelle auprès des diplômés et bien entendu, elle dédie son don aux Piranhas golf. « On m’a tendu la main, on croyait en moi, je la tends à mon tour. Je sais ce qu’ont fait les donateurs, notamment les diplômés, pour nous. Quand j’étais un Piranhas, c’est moi qui allais rencontrer le Fonds de développement pour leur demander un don ou une commandite, et je sais que l’argent qu’il nous distribuait provenait en grande partie des diplômés. » C’est toujours le cas aujourd’hui.

« J’ai compris combien l’ÉTS et ses donateurs individuels, publics et corporatifs étaient derrière nous. Ça m’a grandement facilité la vie et mon parcours tant académique que sportif ». Mary Lou est la preuve vivante de l’impact qu’ont eu ces donateurs chez les étudiants, bien au-delà des murs de notre École.

Et ses projets d’avenir ? « Ingénieure, j’ai trouvé ma place, mais jusqu’ici j’ai surtout travaillé sur des projets de réalisation. Mon prochain objectif est de participer à la phase de conception et de préparation d’un projet. »

Merci Mary Lou, car à -47°C tout de même, il faut avoir le feu sacré !