Vol. 3, No. 1, - Décembre 2017

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Chroniques

La course, j’en mange!

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Par Isabelle Desjardins-David, diplômée ÉTS

Isabelle Desjardins-David, diplômée ÉTS en génie mécanique (bac.) 2006 et (maîtrise) 2010

Lorsqu’on m’a approchée pour écrire un article sur la course dans le prochain Trait de génie, la décision n’a pas été difficile à prendre : la course, j’en mange! C’est pratiquement devenu une drogue pour moi…

Mais quels aspects aborder? Il y a tellement de choses à dire… Les dispositifs électroniques, la définition de ses capacités physiologiques, l’élaboration des objectifs, la variété des événements disponibles en course à pied, et j’en passe! Les idées se bousculent dans ma tête; rien de mieux que d’aller faire quelques kilomètres pour mettre de l’ordre dans mon esprit.

(Je suis réellement partie courir!)

Me voilà de retour. Bon. Pour commencer, je souhaite vous partager ma passion pour la course de manière très personnelle, afin de bien faire connaissance et d’établir un échange qui, je l’espère, en amènera d’autres à se joindre à la discussion (ou à la course!).

Ce qui m’a amenée à courir

À l’été 2013, ma fille (qui avait alors tout près de 3 ans) me demande quel était ce collier autour du cou de nombreux enfants. Je lui avais alors répondu que c’était une médaille, puisque les enfants en question avaient participé à une course. Il n’en a pas fallu davantage pour que dès lors, elle se mette à courir. Et je vous assure que malgré les nombreuses heures passées au gym chaque semaine, j’avais de la misère à la suivre… Les jours suivants, je me mettais à la course religieusement. Première étape : le tapis roulant du gym.

En janvier 2014, changement d’emploi oblige, je quitte Québec pour retourner travailler à Montréal. Et je délaisse tranquillement le gym, ne trouvant plus le temps nécessaire dans mon horaire surchargé.

Malgré tout, je cours mon premier demi-marathon en août 2014, à Québec bien sûr! Même sans entraînement particulier et sous une chaleur torride, je réussis tout de même à courir les 21,1 kilomètres en 2 h 20, sans blessure. Cela me donne confiance en moi et je me sens prête pour plus… Deux semaines plus tard, je m’élance pour le 30 kilomètres des rives de Boucherville. C’était peut-être un peu trop d’enthousiasme de ma part. Bien que j’aie réussi à terminer la course, j’en suis ressortie avec une tendinite d’Achille, blessure que je ressens encore parfois…

Des rencontres déterminantes

Je dois rebondir, je ne suis pas du genre à me laisser abattre si facilement. Après tout, j’étais déjà inscrite au marathon de Montréal et au 25 km du Bromont Ultra! C’est donc à ce moment que je fais une rencontre décisive : un physiothérapeute absolument génial, Joseph, qui m’amène à revoir ma façon de m’entraîner. Grâce à ses bons soins et ses précieux conseils, j’arrive à faire le demi-marathon de Montréal et la course de 12 km du Bromont Ultra. Gonflée à bloc, je m’inscris à ma première clinique de course pour un demi-marathon, offerte par le Coin des coureurs de Brossard. En compagnie de mon entraîneur Caroline, j’entreprends ma préparation pour une course bien particulière, soit le demi-marathon hypothermique… Moi qui ai horreur du froid! Quand on parle de repousser ses limites…

En 2015, je me considère prête et suffisamment rétablie, alors je fais le saut vers la clinique du marathon. Robert, qui en est l’instructeur, est hyper motivant et je respecte à la lettre le programme. Je ne souhaite pourtant pas courir de marathon tant et aussi longtemps que je ne serai pas passée sous la barre des 2 h pour le demi. Ce que je réussis à Ottawa, lors de mon cinquième demi-marathon.

Sur l’un des nombreux forums de course auxquels je participe, je vois qu’on cherche des « lapins » pour le marathon de Québec. Je ne fais ni une ni deux, je me lance et je deviens un lapin de cadence[i] pour le marathon FULL!

Tranquillement assise dans le train, à mon retour de la course à Québec, je regarde avec fierté le drapeau « 4 h 45 marathon » qui repose à mes côtés. J’ai réussi. La joie et les remerciements de deux coureurs qui m’ont suivie tout au long des 42,195 km, une dame de Hongrie et un sympathique monsieur, me comblent de bonheur. Et c’est sans compter tous les autres coureurs avec qui j’ai eu la chance d’échanger sur le parcours!

Et maintenant?

Depuis bientôt un an, je cours cinq fois par semaine. J’ai complètement abandonné le tapis roulant, il n’y a rien de mieux que de courir dehors! Mon prochain défi consiste en mon premier ultra marathon, soit le 55 km du Bromont Ultra le 11 octobre prochain. Je suis convaincue que la course est un sport beaucoup plus accessible qu’on le croit. Il ne suffit que d’une bonne paire d’espadrilles et de la motivation nécessaire pour faire les premiers pas.

D’ailleurs, que diriez-vous de former une équipe de diplômés pour participer à certaines courses? Plusieurs options seraient possibles. Je pense notamment à la course au pied du mont Saint-Hilaire, la dernière course de la série Coupe Dix30. Sous la thématique de l’Halloween, les distances de 5, 10 ou 15 km sont disponibles cette année. Ou encore peut-être seriez-vous intéressés à intégrer une équipe au Bromont Ultra en octobre 2016, une course en sentier où chaque membre doit franchir une partie de la distance de 80 km ou 160 km?

Je vous invite à commenter ce billet pour connaître vos intérêts, vos expériences et vos questionnements! J’ai hâte de vous lire.

Bonne course!

 

[i]  Souvent costumée d’oreilles de lapin, la personne désignée « lapin de cadence » parcourt le trajet durant un temps spécifique. Le but est d’aider les participants à atteindre leur objectif de course. La personne doit avoir une bonne expérience de course et être en mesure d’estimer sa vitesse.