Vol. 2, No. 2, - Décembre 2016

Menu Le magazine électronique du Réseau ÉTS,
l'association des diplômés de l'École de technologie supérieure
Portraits

Ce qui était au départ un « trip d’ingénieurs » pour développer les meilleures solutions en automatisation est devenu une compagnie prospère qui aide les entreprises à être performantes, profitables et durables.

Jean-François Dupont, un entrepreneur d’envergure

 0

Ambassadeur Entrepreneur ÉTS et Coup de cœur 2016

Par Brigitte Boucher, ÉTS

Sans tomber dans les stéréotypes ou les comparaisons faciles, il semble que les Ambassadeurs Entrepreneurs soient tous des personnages assez colorés. Forts, ambitieux et charismatiques, ils savent captiver leurs interlocuteurs et rapidement, on a envie de les suivre. Jean-François Dupont ne fait certainement pas exception.

Jean-François Dupont, Ambassadeur Entrepreneur ÉTS 2016, en compagnie de sa conjointe, Josée Poudrier

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-François Dupont, Ambassadeur Entrepreneur ÉTS 2016, en compagnie de sa conjointe, Josée Poudrier

Diplômé au baccalauréat en génie de la production automatisée en 1994, M. Dupont est à la tête de AV&R. Pourtant, l’entrepreneuriat n’était pas son premier choix de carrière. En fait, à l’adolescence, Jean-François Dupont se voyait devenir programmeur-analyste. Il se souvient d’un cours de dactylo en troisième secondaire où les bons étudiants avaient le droit d’aller à l’ordinateur. Quel privilège! Il a donc travaillé fort et est devenu le meilleur, juste pour accéder à cette fabuleuse machine. Déjà, Jean-François possédait une détermination à toute épreuve, ce qui allait lui servir tout au long de son parcours professionnel.

Plus tard, il a complété un DEC en informatique, mais il avoue qu’il s’y ennuyait un peu… Pour un jeune homme très actif, qui faisait beaucoup de sport, ça ne bougeait pas assez à son goût. C’est lors d’une visite de recrutement par l’ÉTS à son cégep, où il a vu des extraits vidéos concernant la production automatisée, que Jean-François a eu le déclic. Il s’est dit : « C’est ça que je veux faire!!! ». Il s’est donc inscrit à l’ÉTS. Notons au passage que, comme plusieurs diplômés de l’ÉTS, Jean-François a été le premier membre de sa famille à accéder à des études universitaires.

Il a fait ses études à l’ÉTS lorsque le campus était situé sur la rue Henri-Julien, sur le Plateau-Mont-Royal. Il y garde le souvenir d’une ambiance familiale, où les étudiants étaient un peu à l’étroit, mais toujours dans une atmosphère chaleureuse. Il se souvient également qu’il y avait très peu de filles! L’un des moments marquants de ses études a donc été la rencontre avec la femme de sa vie, Josée, une collègue étudiante. Avec quelques amis, ils formaient « une belle gang » et étaient très actifs dans les différentes fêtes. Malgré les obligations familiales et professionnelles, quelques-uns d’entre eux ont tout de même réussi à demeurer en contact et se voient encore à l’occasion.

Ses parents étant entrepreneurs, il était tout naturel pour Jean-François de penser, dès sa sortie de l’université, à un projet d’entreprise. L’occasion s’est présentée relativement rapidement, alors qu’il était à l’emploi du groupe Walsh, puisque l’intrapreneuriat faisait partie intégrante de la culture d’entreprise. En trois ans, il a développé son équipe et son expertise, en motivant ses troupes avec le rêve « On va bâtir notre business. » Les choses se sont un peu compliquées après que l’entreprise ait été achetée par une multinationale, modifiant de façon importante les façons de faire. Il lui faudra donc cinq années et trois tentatives pour finalement réussir à acheter la division Vision & Robotique et créer, en 2005, AV&R avec 14 employés du groupe.

Au départ, Jean-François se qualifiait de « jeune et fou » et avoue qu’il n’avait pas tout à fait conscience des risques qu’il prenait. Avec le temps, entouré de son équipe, il a élaboré un plan stratégique axé sur le domaine de l’aérospatial et AV&R a rapidement été reconnu comme un spécialiste dans ce domaine. Toutefois, le krash boursier de 2008 a fait très mal à l’entreprise et, presque du jour au lendemain, les contrats ont été annulés, ceux à venir et même ceux en cours… Pour survivre, il n’y avait pas d’autre choix que de se tourner vers l’Europe et l’Asie. Pour une entreprise habituée à transiger exclusivement en Amérique du Nord, ça représentait tout un défi. En 14 mois, tout le modèle d’affaires a changé et c’est ce qui a sauvé l’entreprise. Détermination, je vous disais.

Ce qui était au départ un « trip d’ingénieurs » pour développer les meilleures solutions en automatisation est devenu une compagnie prospère qui aide les entreprises à être performantes, profitables et durables. Bien qu’à la tête d’un groupe d’envergure mondiale, Jean-François conserve la passion de l’innovation, mais s’exprime désormais à travers la création d’équipes qui vont, elles, créer des choses. « Ce qu’on fait, c’est nécessaire pour faire voler les avions et en plus, c’est l’fun! » dit-il en toute candeur.

Avant même de recevoir le titre « Ambassadeur Entrepreneur ÉTS 2016 », Jean-François s’est toujours considéré comme un ambassadeur de l’ÉTS. L’institution l’a accompagnée dans son parcours et lui a permis de faire des rencontres marquantes, des gens qui l’ont encouragé à tenter sa chance, à suivre sa voie. Il est reconnaissant et fier, et souhaite faire rayonner l’ÉTS sur toutes les tribunes. D’ailleurs, chaque année, Jean-François se fait un devoir d’accueillir des stagiaires de l’ÉTS et son personnel est composé à plus de 50 % de diplômés de l’ÉTS.

En terminant, notons que lors du Gala des Ambassadeurs ÉTS 2016, le 21 octobre dernier, Jean-François a profité de sa présence sur scène pour faire la grande demande à sa belle Josée, qui a accepté devant les 328 convives. Nos meilleurs vœux de bonheur aux futurs époux et toutes nos félicitations à Jean-François Dupont, Ambassadeur Entrepreneur ÉTS 2016.